
Faire évoluer notre manière de nous déplacer
Nos pratiques de mobilité ont des impacts écologiques et sanitaires majeurs,
c’est pourquoi il nous faut repenser nos habitudes de déplacement.
Les Grands-Nancéiens se déplacent encore majoritairement en voiture :
50 % des trajets dans la métropole sont réalisés avec ce mode de transport, dont la moitié sur des distances inférieures à 3 kilomètres1.
En France, les transports représentent 34 % des émissions de gaz à effet de serre2, sur le territoire de la métropole, cette part est de 22 %3.
À elle seule, la voiture individuelle est responsable de plus de la moitié de ces émissions4.
Les Accords de Paris, en cohérence avec les scénarios du GIEC visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, fixent l’objectif de stabiliser les émissions de CO₂ à 2 tonnes par an et par personne d’ici 2050. Or, les émissions annuelles moyennes liées aux déplacements domicile‑travail d’un actif représentent déjà 0,7 t de CO₂ 5, soit plus d’un tiers de ce budget carbone, un niveau incompatible avec l’atteinte de cet objectif.
La prédominance de la voiture nous expose à des polluants nocifs comme le dioxyde d’azote (NO₂) et les particules fines (PM). 80 % des émissions de NO₂ et 23 % des émissions de particules fines sur la métropole du Grand Nancy sont dues au transport6.
Cette pollution de l’air a des effets connus sur la santé, elle peut aggraver voire provoquer des maladies respiratoires (asthme, cancer du poumon…) ou cardiovasculaires (infarctus, AVC…)
En France, on estime que 40 000 décès sont attribuables chaque à la pollution de l’air7.
Sources : 1 Métropole du Grand Nancy, 2 CITEPA, 3 Métropole du Grand Nancy, 4 Commissariat Général au Développement durable, 5 Commissariat Général au Développement durable, 6 Métropole du Grand Nancy, 7 Santé publique France
En modifiant ses habitudes de déplacements, chacun peut agir :
Les bénéfices de ce changement de pratiques ne se limitent pas à la pollution. Les déplacements actifs (marche, vélo) ont des bénéfices sur la santé :
Ils sont associés à une diminution d’environ 10 % du risque de maladie cardiovasculaire et de 30 % du risque de diabète de type 2. La mortalité liée au cancer est inférieure de 30 % chez les personnes se rendant sur le lieu de travail à vélo8.
Autre avantage : la réduction du bruit lié au trafic routier, qui a des impacts sur notre santé. Environ 17 millions de personnes en France sont exposées à des niveaux de bruit excessifs en lien avec les transports. Le bruit est aujourd’hui reconnu comme la deuxième menace environnementale pour la santé en Europe, juste après la pollution de l’air.
Source : 8 OMS
Quel que soit votre profil, des solutions adaptées existent pour vous aider à modifier vos habitudes de déplacement :