Ce texte, qui modifie l’arrêté du 3 mai 2007, vient donc renforcer les exigences pour les bâtiments résidentiels et tertiaires applicables aux éléments et systèmes installés ou remplacés dans le cadre d’une rénovation énergétique. Il sera applicable à compter du 1er janvier 2018 et prévoit également un seuil à nouveau renforcé à compter du 1er janvier 2023.
Elle s’oppose à la RT 2012 qui concerne le bâtiment neuf et l’atteinte d’une performance globale.
Le principe est simple : à condition de modifier, donc de rénover, un poste (élément) du bâtiment, il faut à minima respecter le niveau d’exigence, également appelé « garde-fou ».
Aujourd’hui par exemple, si je souhaite isoler un mur donnant sur l’extérieur, le maître d’ouvrage doit obligatoirement mettre en œuvre un matériau isolant ayant une performance minimale, notée « R » (résistance thermique) de 2,3 m².K/W (RT Ex élément par élément 2007). Si le maître d’ouvrage ne modifie pas l’isolation de sa toiture, rien ne l’oblige à l’isoler donc à respecter le niveau de performance.
Pour rappel : R = e (épaisseur en mètre de l’isolant) / (conductivité thermique de l’isolant)
Pour info : les isolants n’ayant pas tous la même performance, il est possible d’atteindre la même résistance thermique avec des épaisseurs différentes.
Voici les principaux changements, sachant que des dérogations sont possibles et que des exigences particulières, comme par exemple pour les fenêtres de toit, sont détaillées dans l’arrêté.
- Parois opaques et vitrées (toiture, mur, plancher bas, fenêtre, vitre et porte) : hausse des exigences de performances thermiques (voir le tableau ci-dessous).


