
Cela n’a échappé à personne, cette année 2026 a été marquée par des périodes de fortes chaleurs à répétition et une sècheresse importante.
Plus longs et plus forts en intensité, ces épisodes caniculaires sont également de plus en plus fréquents (voir graphique ci-dessous – source Météo France)

Si l’année a été exceptionnelle au niveau national, le Grand Est et la Meurthe-et-Moselle n’ont pas été épargnés. En 2026 :
Alors que la rénovation des bâtiments est souvent pensée par le prisme de la consommation énergétique hivernale, la question de la sobriété dans l’usage de la ressource en eau et du confort d’été deviennent désormais incontournables.
Sur la Métropole du Grand Nancy, si moins de la moitié (49 %) des logements sont considérés comme énergivores (DPE noté E) ou comme passoire énergétique (DPE noté F ou G), plus de 79 % sont considérés comme présentant une vulnérabilité élevée ou très élevée face à la canicule (échantillon de 46 875 bâtiments – source CSTB).
La tendance s’infléchit quelque peu sur les zones périurbaines où moins de bâtiments sont très vulnérables à la canicule :
Pour les équipes de l’ALEC Nancy Grands Territoires, cela s’est traduit par une augmentation de 30 % des demandes de contact et de 360 % des demandes liées au confort d’été sur la période juin-juillet-août 2026 par rapport à 2 025 dont près de 90 % concernent les pompes à chaleur réversibles (chauffage et climatisation).
Face à ces constats, les réponses ne sont pas uniquement technologiques. Des solutions dites « passives » permettent d’améliorer significativement le confort d’été, en agissant directement sur le bâtiment ou son environnement : protection solaire, ventilation, isolation adaptée, végétalisation, choix des matériaux ou encore occultation des ouvrants.
L’un des principaux avantages d’un système passif réside dans son coût d’entretien et d’usage très faible, voire quasi nul. Lorsqu’une isolation thermique performante est associée à de bonnes pratiques de gestion des apports solaires et de ventilation, il est possible d’obtenir un excellent confort thermique sans recourir à la climatisation (voir graphique ci-dessous).

À titre d’exemple, voici le cas d’une maison bénéficiant d’une isolation thermique par l’extérieur performante et adaptée au confort d’été, observée lors de la seconde vague de chaleur, du 4 au 19 juillet 2026. Sur cette période, la température extérieure moyenne maximale s’est établie à 33 °C, avec des pics atteignant 37 °C.
On constate une faible amplitude de variation de la température intérieure, limitée à 3 °C au maximum et inférieure à 2 °C en moyenne. La température intérieure moyenne se maintient autour de 23 °C, avec un pic à seulement 25 °C lors de la journée la plus chaude, et ce malgré 12 jours consécutifs de fortes chaleurs.
Ces résultats sont obtenus sans recours à la climatisation. Par ailleurs, cette isolation présente un double avantage : elle contribue au confort thermique en période estivale tout en permettant de limiter les besoins en chauffage et les consommations énergétiques durant la saison froide.
Et le confort d’été ne se joue pas uniquement dans les caractéristiques du bâti. Les pratiques et les usages des occupants ont également un rôle déterminant : savoir quand ouvrir ou fermer ses fenêtres, utiliser efficacement les protections solaires, favoriser la ventilation nocturne ou encore adapter certains usages permet de limiter la surchauffe et de maintenir un logement confortable, parfois sans engager de travaux importants.
Cette thermographie met en évidence l’apport de chaleur que peut apporter une fenêtre. Les fenêtres représentent été comme hiver un point faible de l’enveloppe thermique. Les thermogrammes montrent qu’en plein soleil, même volet fermé, une fenêtre émet une température entre 35 et 40 °C qui réchauffe progressivement l’intérieur de la pièce. Des pics sont observés au niveau des entrées d’air (50 °C) et de l’appui de fenêtre (40 °C). Cela met en évidence que ces points de détails sont importants à savoir le traitement des ponts thermique lors de travaux d’isolation thermique extérieure (ITE) et d’étanchéité à l’air pour la ventilation.

On peut aussi en déduire que lorsqu’un volet est totalement fermé (sans ventilation), une lame d’air chaud se forme entre le volet et la fenêtre et favorise l’accumulation de chaleur et donc la montée en température de la pièce. À l’inverse, une fenêtre à l’ombre (arbre, store, brise soleil) apportera moins de chaleur à l’intérieur que si elle est exposée directement au soleil même volet fermé.
C’est dans cette logique que les conseillers de l’ALEC ont développé différents outils et fiches pratiques, destinés à accompagner les ménages dans leurs réflexions et à leur donner des solutions concrètes, accessibles et facilement applicables au quotidien.
Retrouvez l’ensemble de ces ressources sur notre site internet
Pour les ménages qui souhaitent engager des travaux de rénovation, l’ALEC Nancy Grands Territoires les accompagne pour identifier les solutions les plus adaptées à leur logement, à leurs besoins et à leur budget. Ses équipes les conseillent dans leurs choix et les aident à mobiliser les aides financières disponibles, avec une attention portée à la cohérence et à la durabilité de leur projet de rénovation.
L’accompagnement est gratuit et les conseils sont neutres, indépendants et personnalisés.
Accueil par téléphone au 03 83 37 25 87 ou en agence sur rdv.
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